La foule qui l'acclame, c'est rien, ça. Rien pantoute. C'est fade, c'est fade et artificiel, et c'est laid aussi. Y'a besoin d'se décharger du poids de c'qu'y' a vu, de c'qu'y' a souffert, mais ça... Pas foutu d'y arriver. Eux-autres le voient pas d'même. C'est leur héros, c'est leur idole. Mais c'pas plus un homme qu'une chenille, qu'y pensent sans penser. Y'a cette foule autour de lui, mais y'est tout seul, t'sais, le gars, à chanter sa solitude les doigts crispés ben fort sur le manche de son échappatoire. Y'a sa cigarette qui flambe accrochée au bout, qu'y flambe comme le reste. Y'est là. Pis sa tête, on sait plus trop où c'est qu'est partie. Mais est sûrement partie loin. Ou pas assez.
Y'a ben du monde qui grouille dehors, mais c'est qui qui peut s'placer dans sa peau...? Qui c'est qui VEUT s'placer dans sa peau, anyways? Ils veulent juste l'entendre. L'gars, y'é tough, qu'il pense. Mais y'a peut-être juste personne au fond. Y'a peut-être juste personne, le gars. Pis du reste, y'en a trop vu.
Après, on la connait, l'histoire. On l'sait ben, c'qu'il en advient d'ce perdu-là. On l'sait ben trop.
Y'a ben du monde qui grouille dehors, mais c'est qui qui peut s'placer dans sa peau...? Qui c'est qui VEUT s'placer dans sa peau, anyways? Ils veulent juste l'entendre. L'gars, y'é tough, qu'il pense. Mais y'a peut-être juste personne au fond. Y'a peut-être juste personne, le gars. Pis du reste, y'en a trop vu.
Après, on la connait, l'histoire. On l'sait ben, c'qu'il en advient d'ce perdu-là. On l'sait ben trop.


